Écrire un texte ou le mettre en forme, ce sont deux choses différentes, même si, depuis longtemps, l’utilisation courante et généralisée des traitements de textes nous ont fait croire le contraire.

Introduction⌗

Cet article fait suite à ma lecture du billet de Thierry Crouzet. Il y parle d’écrire avec LA référence que tout le monde utilise peut-être à tort d’ailleurs : MS Word. Faites comme moi, demandez autour de vous, à des connaissances écrivains ou non, quel programme ils utilisent pour rédiger leur texte. La réponse sera certainement unanime : Word. Et c’est peut-être là le problème.

Écrire est une chose⌗

Depuis que j’ai relancé ce blog, lorsque j’écris un article avec Obsidian, je me concentre sur le contenu. J’écris “au kilomètre”, sans trop me soucier de la mise en forme, à part les titres, le gras, l’italique que le langage markdown me permet de formater rapidement au moyen de symboles facilement mémorisables. À la relecture, j’ajoute les liens vers d’autres articles ou pages ou d’autres sites. Là, je suis clairement dans la rédaction - l’écriture - du texte.

J’ai aussi envie de tester Obsidian dans la prise de PV et de notes en séances de travail.

Mettre en forme en est une autre⌗

La mise en page, c’est autre chose : il s’agit de veiller à la forme et à la taille des polices, aux marges, à l’alignement des paragraphes, aux alinéas, à l’équilibre du texte, à la numérotation et aux sauts des pages, bref à créer un document qui soit esthétiquement présentable. Là, je suis clairement dans la présentation - le traitement - du texte.

Développement⌗

Dès mes début en informatique, j’ai appris à utiliser un traitement de texte, à écrire et à mettre en forme, à penser aux deux aspects en même temps et cela fait certainement fonctionner les deux hémisphères de mon cerveau simultanément.

Cette manière de faire vient alourdir la rédaction, car il me faut penser à mettre de l’italique, du gras, à veiller à ce que les listes à puces ou numérotées soient bien alignées.

Du texte et encore du texte⌗

Obsidian me permet de taper le texte, sans (trop) quitter le clavier. Même si ce programme n’est pas à proprement parler un outil d’écriture, puisqu’il me permet aussi d’organiser mes notes, il fait le job et plutôt bien. Dans Windows, Bloc-note est un éditeur de texte. Il ne comporte que quelques menus basiques de formatage, pas de ruban comme dans Word. Il sert à taper du texte, car, c’est le texte qui est au centre de l’attention.

Il sert aussi à écrire du code comme pour la page d’accueil de ce carnet ou la page Carnets, mais aussi à rédiger des notes. Le résultat est des fichiers textes très légers en .txt.

Des suites plutôt que des outils⌗

Aujourd’hui, on ne fait plus la différence entre un outil d’écriture et un traitement de texte. On acquiert une suite bureautique composée d’un traitement de texte, d’un tableur, et d’un programme de présentation. Et on se dit que c’est la norme. Ici, je redécouvre l’utilité et la pertinence de l’écriture, et de l’écriture seule dans Obsidian. Il n’est pas question de me demander si le retrait de première ligne doit être à 1.5, 2.0 ou 2.5 centimètres, si la police sera plutôt Arial, Times New Roman ou Trebuchet, comment vont s’aligner les nombres de ma liste et s’il faut mettre une couleur aux titre ou non ? Tout cela, je pourrai y penser après avoir rédigé mon texte.

Conclusion⌗

Depuis que je me suis remis à la rédaction de ce carnet, l’écriture sans distraction me convainc de plus en plus. J’y trouve du plaisir. Je n’ai pas encore renoncé complètement à utiliser un traitement de texte, parce que des documents de travail ne me laissent pas le choix. Mais, le confort d’utiliser Obsidian grandit de session en session d’écriture.

Mes choix pour aller plus loin⌗